Eau en sachet : deux producteurs arrêtés à Dakar après la découverte de fausses autorisations de vente

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THIEYSENEGAL.com : Une enquête de la Brigade de recherches de Faidherbe a mis au jour un réseau présumé de faux documents liés à la production et à la commercialisation d’eau conditionnée en sachet. Deux exploitants ont été interpellés et déférés au parquet après la découverte d’autorisations jugées irrégulières, acquises pour plusieurs centaines de milliers de francs CFA.

La commercialisation de l’eau en sachet est au cœur d’une nouvelle affaire judiciaire à Dakar. Deux exploitants d’unités de production d’eau conditionnée ont été arrêtés par la Brigade de recherches de Faidherbe avant d’être présentés au parquet. Ils sont soupçonnés d’avoir utilisé de faux documents censés leur permettre de fabriquer et de vendre de l’eau destinée à la consommation.

Selon les informations rapportées dans cette affaire, les personnes interpellées, Ibrahima Baldé, 27 ans, domicilié aux Parcelles Assainies, et Idrissa Dieng, 40 ans, résidant à Yoff, faisaient fonctionner leurs unités de production avec des autorisations dont l’authenticité a été remise en cause après vérification.

L’affaire a démarré à la suite d’une opération de contrôle menée le 20 juillet par les éléments de la Brigade de recherches de Faidherbe. Les enquêteurs se sont rendus sur les sites de production exploités par les deux commerçants dans le cadre d’une opération de surveillance.

Lors de leur intervention, les exploitants auraient présenté des documents administratifs attestant, selon eux, de leur conformité aux exigences réglementaires pour la fabrication et la mise en vente de l’eau conditionnée.

Mais les enquêteurs ont décidé de procéder à des vérifications auprès de la Division de la consommation et de la sécurité des consommateurs (DCSC). Les contrôles effectués auraient révélé que les pièces fournies ne correspondaient pas à des autorisations valides.

Des autorisations achetées entre 500 000 et 700 000 FCFA

Au cours de leurs auditions, les deux mis en cause auraient reconnu avoir obtenu ces documents par l’intermédiaire de tierces personnes.

D’après les éléments de l’enquête, Ibrahima Baldé, qui exploitait son unité depuis 2021, aurait déclaré avoir acquis son autorisation présumée pour un montant de 500 000 francs CFA auprès d’un certain Oumar Diagne.

De son côté, Idrissa Dieng, actif dans ce secteur depuis 2023, aurait affirmé avoir obtenu un document similaire contre la somme de 700 000 francs CFA, auprès d’un individu présenté sous le nom d’Ibou Kébé.

Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer l’origine exacte de ces documents et à identifier d’éventuels intermédiaires impliqués dans leur fabrication ou leur circulation.

Les deux exploitants font face à plusieurs chefs d’accusation présumés, notamment pour faux et usage de faux en écritures authentiques et publiques, défaut d’autorisation de fabrication et de mise en vente, mise en danger de la vie d’autrui ainsi que offre d’eau potentiellement impropre à la consommation humaine.

Cette affaire relance le débat sur le contrôle des unités de production d’eau conditionnée, un secteur très présent dans le quotidien des ménages sénégalais. Les autorités sanitaires et administratives rappellent régulièrement l’importance du respect des normes d’hygiène et des procédures d’autorisation afin de protéger les consommateurs.

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