THIEYSENEGAL.com : Le débat sur le calendrier électoral reprend de plus belle. En déplacement à Louga ce samedi dans le cadre de la campagne de vente des cartes de Pastef, Ousmane Sonko a directement interpellé le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, sur la tenue des prochaines élections locales.
Face à une forte mobilisation de militants et sympathisants, le président de PASTEF – Les Patriotes a appelé le chef de l’État à clarifier rapidement le calendrier électoral. Pour Ousmane Sonko, la fixation de la date des élections relève d’un acte réglementaire comparable à celui permettant au président de mettre fin aux fonctions de certains responsables publics.
« Prendre un décret pour limoger Fadilou Keïta, Waly Diouf Bodiang et Cie, c’est dans ses prérogatives, personne n’en disconvient. Mais c’est de la même manière qu’il doit prendre un décret pour fixer la date de l’élection. Ce sont tous de simples décrets », a-t-il déclaré lors de son étape dans la capitale du Ndiambour.
Sonko maintient la pression sur le calendrier électoral
Cette nouvelle sortie du Premier ministre intervient dans un contexte où la date des prochaines élections locales reste au centre des discussions politiques.
Ousmane Sonko a réaffirmé son opposition à tout éventuel report du scrutin. Devant ses militants, il a laissé entendre que l’absence de date officielle pourrait s’expliquer, selon lui, par les craintes que susciterait la dynamique actuelle de mobilisation de Pastef.
Le leader des Patriotes estime notamment que l’ardeur des militants et leur capacité de mobilisation constituent un élément important dans le rapport de forces politique actuel.
Un message directement adressé au chef de l’État
À travers cette déclaration, Ousmane Sonko remet ainsi la responsabilité du calendrier électoral au président Bassirou Diomaye Faye. Il invite ce dernier à exercer ses prérogatives afin de permettre aux acteurs politiques et aux électeurs de disposer d’une visibilité sur la prochaine échéance locale.
La question du calendrier électoral intervient alors que le pouvoir et les différents acteurs politiques poursuivent leurs discussions sur l’organisation des prochains scrutins.
À Louga, Ousmane Sonko a donc choisi de hausser le ton, appelant implicitement le chef de l’État à trancher la question de la date des élections locales. Une sortie qui devrait alimenter davantage le débat politique dans les prochains jours.