Affaire « Kocc Barma » : l’exploitation de l’iPhone 16 pourrait relancer l’enquête

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THIEYSENEGAL.com : L’affaire impliquant El Hadji Babacar Dioum, connu sous le pseudonyme de « Kocc Barma », connaît un nouveau développement. Détenu depuis juillet 2025 dans le cadre de cette procédure, le mis en cause a été extrait de prison mercredi pour les besoins d’une opération technique menée par les enquêteurs de la Division spéciale de cybersécurité (DSC).

Cette extraction a été effectuée sur délégation du Doyen des juges d’instruction. L’objectif était de permettre aux enquêteurs d’examiner le contenu de l’iPhone 16 attribué à El Hadji Babacar Dioum, en sa présence. Selon les informations rapportées, les enquêteurs avaient auparavant obtenu le code d’accès de l’appareil.

Des contenus à caractère sexuel retrouvés

L’exploitation du téléphone aurait permis de mettre au jour plusieurs contenus à caractère sexuel, notamment des vidéos mettant en scène des personnes aux profils différents. Ces découvertes rappellent celles effectuées lors de la précédente saisie d’un ordinateur attribué au mis en cause.

Mais pour les enquêteurs, l’intérêt majeur de cette opération résiderait surtout dans les données permettant d’identifier certains interlocuteurs de « Kocc Barma ».

Le téléphone contiendrait notamment plusieurs numéros appartenant à des personnes qui auraient échangé directement avec lui sur WhatsApp. D’autres correspondants auraient, selon les éléments rapportés, transmis des vidéos dans le cadre de demandes présentées comme visant leur « destruction ».

L’analyse de ces échanges pourrait donc fournir aux enquêteurs de nouvelles pistes et contribuer à préciser le rôle de différents protagonistes dans cette affaire.

« Leuk Daour » également détenu

Une fois l’exploitation des données achevée, El Hadji Babacar Dioum a été reconduit dans sa cellule. Les investigations se poursuivent dans le cadre de la délégation judiciaire.

Le dossier concerne également El Hadji Assane Demba, alias « Leuk Daour », qui est lui aussi placé sous mandat de dépôt. Plusieurs infractions sont évoquées dans la procédure, notamment l’association de malfaiteurs, la collecte et la diffusion illicites de données à caractère personnel, l’atteinte à l’intimité de la vie privée, la diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs, ainsi que des faits présumés de pédopornographie, pédophilie et extorsion de fonds.

À ce stade, l’exploitation de l’iPhone constitue un nouvel élément d’enquête. Les données récupérées devront être analysées et confrontées aux autres pièces du dossier avant toute conclusion judiciaire.

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