LFR : l’Assemblée nationale renvoie le projet au gouvernement pour vice de procédure

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THIEYSENEGAL.com : Le projet de Loi de finances rectificative (LFR) transmis par le gouvernement à l’Assemblée nationale aurait été retourné à l’exécutif en raison d’une irrégularité dans la procédure de transmission. Selon les informations rapportées par Les Échos, le décret accompagnant le projet aurait été envoyé sans le texte de la LFR lui-même.

Le bras de fer institutionnel se poursuit autour du projet de Loi de finances rectificative. D’après les informations rapportées par Les Échos, l’Assemblée nationale a retourné au gouvernement le dossier qui lui avait été transmis, invoquant un problème de procédure.

Au cœur de la contestation parlementaire figure la manière dont le projet a été transmis. Les députés concernés reprocheraient à l’exécutif d’avoir fait parvenir le décret relatif au projet de LFR sans y joindre le texte du projet de loi.

Une omission qui, selon les sources citées par le quotidien, empêcherait le Parlement de se saisir valablement du dossier.

Le Parlement exige un dossier complet

Du côté de l’Assemblée nationale, la position avancée repose donc sur une exigence de conformité de la procédure. Le décret ne pourrait, à lui seul, permettre l’examen parlementaire du texte financier.

Le projet de loi doit être transmis avec les éléments nécessaires à son étude afin que les députés puissent procéder à son examen dans les conditions prévues par les règles institutionnelles.

L’exécutif conteste l’argument

Au niveau du gouvernement, les raisons avancées par les députés ne seraient toutefois pas considérées comme fondées. L’exécutif estime, selon les informations rapportées, que l’argument lié à la procédure ne justifie pas le retour du dossier.

Cette divergence intervient dans un contexte où l’examen d’une Loi de finances rectificative constitue un rendez-vous majeur entre le gouvernement et la représentation nationale, notamment pour ajuster les prévisions budgétaires en cours d’exercice.

Le dossier devra désormais être régularisé avant de pouvoir poursuivre son parcours parlementaire. Cette nouvelle séquence met une nouvelle fois en lumière les rapports parfois tendus entre l’exécutif et l’Assemblée nationale autour de la procédure budgétaire.

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