THIEYSENEGAL.com : Une opération menée sur la plage du Relais, à Kaolack, a conduit à l’interpellation de trois personnes, tandis que plusieurs autres individus sont parvenus à prendre la fuite. L’affaire, révélée par Libération, serait liée à des rencontres organisées de nuit via des groupes de messagerie.
D’après les éléments rapportés, les mis en cause auraient pris l’habitude de se retrouver discrètement sur le site pour des rencontres à caractère sexuel. Alertés sur ces rendez-vous nocturnes, les services de sécurité auraient entrepris une opération de surveillance afin d’identifier les participants.
Pour surprendre les personnes présentes sur les lieux, un agent aurait infiltré la zone à la nage. Une quinzaine d’individus auraient alors été repérés.
À l’arrivée des forces de sécurité, la plupart des personnes présentes auraient réussi à prendre la fuite. Trois suspects ont toutefois été interpellés.
Il s’agit de Cheikh Diagne, 20 ans, tailleur ; Abass Ndiaye, 20 ans, marchand ambulant ; et Pape Diop, 19 ans, peintre.
Les enquêteurs poursuivraient leurs investigations afin d’identifier les autres personnes recherchées dans le cadre de cette affaire.
L’exploitation du téléphone portable d’Abass Ndiaye aurait permis aux enquêteurs de découvrir plusieurs échanges sur les réseaux de messagerie utilisés par le groupe.
Ces éléments seraient désormais versés au dossier afin de déterminer le rôle de chacun des participants et les circonstances exactes des rencontres organisées sur la plage.
Lors de son audition, le mis en cause, présenté comme marié depuis deux ans, aurait reconnu certains faits qui lui sont reprochés. Il aurait notamment évoqué, dans ses déclarations, une influence qu’il attribuerait à « Satan ».
Des réquisitions médicales auraient également été effectuées dans le cadre de l’enquête. Les résultats auraient fait apparaître, chez certains mis en cause, des problèmes de santé nécessitant une prise en charge médicale.
Deux personnes auraient par ailleurs été testées positives au VIH, selon les informations rapportées par Libération.
Ces résultats médicaux devront être appréciés dans leur contexte et ne permettent pas, à eux seuls, d’établir les responsabilités pénales dans le dossier.