THIEYSENEGAL.com : À quelques heures d’une nouvelle mobilisation des travailleurs, le gouvernement réaffirme sa volonté de privilégier la concertation avec les centrales syndicales. Lors d’un point de presse tenu lundi 19 octobre 2026 au Building administratif Président Mamadou Dia, le porte-parole du gouvernement, Bakary Sarr, a appelé les partenaires sociaux à poursuivre les discussions, alors que le Front syndical pour la défense des travailleurs (FSDT) maintient son calendrier de protestation.
Le Front prévoit une marche nationale à Dakar le mardi 20 octobre, suivie d’une grève générale de 72 heures les 21, 22 et 23 octobre. Cette mobilisation intervient dans un contexte de tensions autour de plusieurs revendications professionnelles et sociales.
Le gouvernement appelle à une trêve sociale
Au cours de cette rencontre avec la presse, plusieurs membres du gouvernement ont fait le point sur la mise en œuvre du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable.
Bakary Sarr a notamment rappelé la réunion du comité de pilotage tripartite organisée le jeudi 15 octobre sous la présidence du Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lô. À cette occasion, le chef du gouvernement avait invité les partenaires sociaux à observer un moratoire de trois mois sur les grèves annoncées, afin de donner davantage de place aux négociations.
Le porte-parole a réitéré la disponibilité de l’exécutif à poursuivre les échanges avec les syndicats. Il a insisté sur la nécessité de rechercher des solutions concertées, dans l’intérêt des travailleurs et de l’ensemble de la population.
Cette démarche vise à préserver le cadre de dialogue social alors que les syndicats font pression pour obtenir des réponses concrètes à leurs revendications.
Malgré cet appel à l’apaisement, le Front syndical pour la défense des travailleurs maintient sa marche nationale du 20 octobre, ainsi que son mot d’ordre de grève pour les trois jours suivants.
Les revendications du Front portent notamment sur la réintégration des travailleurs licenciés, l’application des accords sectoriels et la revalorisation des pensions de retraite.
Les responsables syndicaux réclament également des engagements formalisés par écrit avant d’envisager une suspension de leur mouvement. Ils souhaitent ainsi obtenir des garanties précises sur la satisfaction de leurs demandes, au-delà des déclarations d’intention.
Un bras de fer autour des engagements sociaux
L’appel du gouvernement au dialogue et le maintien de la mobilisation par le FSDT illustrent les divergences qui persistent entre les autorités et les organisations de travailleurs.
Pour l’exécutif, la poursuite des négociations doit permettre de désamorcer les tensions et de consolider le Pacte national de stabilité sociale. Du côté syndical, la priorité reste l’obtention de mesures concrètes sur les dossiers en suspens.