THIEYSENEGAL.com : Une affaire conjugale marquée par des accusations contradictoires s’est terminée devant la justice. El Hadji Alé Sarr a obtenu la condamnation de son ex-épouse, Hawa D., poursuivie pour escroquerie au mariage.
Le tribunal l’a condamnée à six mois d’emprisonnement ferme ainsi qu’au versement de 3 millions de francs CFA de dommages et intérêts au plaignant. La décision intervient après une procédure engagée à la suite de leur séparation, quelques mois seulement après leur mariage.
Des cadeaux au cœur de la plainte
Selon les éléments rapportés par L’Observateur, El Hadji Alé Sarr reprochait à son ancienne épouse d’avoir accepté plusieurs biens et sommes d’argent avant et pendant leur mariage, tout en contestant les conditions dans lesquelles leur union aurait été vécue.
Le plaignant affirme notamment avoir offert à sa future épouse un iPhone 17 Pro Max ainsi que 500 000 francs CFA à l’occasion du mariage. Il dit également lui avoir remis 300 000 francs CFA, puis 1 million de francs CFA destiné à régler un problème foncier. À ces montants s’ajouteraient des versements hebdomadaires de 30 000 francs CFA.
L’affaire aurait pris une autre tournure lorsque le mari, de retour d’un voyage, aurait constaté que le lit conjugal qu’il avait financé à hauteur de 1,3 million de francs CFA n’avait pas été acheté comme convenu.
Des versions opposées devant le tribunal
L’autre volet du dossier concerne la consommation du mariage. El Hadji Alé Sarr soutient que son ex-épouse aurait refusé toute relation intime et que leur union n’aurait jamais été consommée.
À l’audience, Hawa D. a contesté cette version. Elle a affirmé que les cadeaux reçus étaient librement consentis et soutenu, au contraire, que le mariage avait bien été consommé pendant le Ramadan ainsi qu’au cours de plusieurs nuits passées ensemble.
Concernant la somme destinée à l’achat du lit, elle a reconnu avoir reçu 1,3 million de francs CFA, tout en expliquant avoir utilisé une partie de cet argent pour régler notamment des dépenses liées au logement, des dettes auprès d’une boutique et des factures d’eau et d’électricité.
Le tribunal tranche
La partie civile réclamait 4,5 millions de francs CFA au titre des dommages et intérêts. De son côté, le parquet avait requis un an d’emprisonnement ferme avec mandat de dépôt.
La défense avait plaidé la relaxe pure et simple de la prévenue ou, à défaut, le bénéfice du doute.
Après examen du dossier et des différentes versions présentées à la barre, le tribunal a finalement prononcé une peine de six mois ferme, assortie de 3 millions de francs CFA de dommages et intérêts au profit de la partie civile.
Une décision qui met provisoirement un terme judiciaire à un conflit conjugal dont les protagonistes ont présenté des récits radicalement différents devant les juges.