THIEYSENEGAL.com : Une enquête menée par le commissariat d’arrondissement de Yeumbeul Comico a conduit au déferrement de quatre individus au parquet. Les mis en cause sont poursuivis, selon les éléments communiqués par la police, pour plusieurs faits présumés, dont le harcèlement sexuel, l’association de malfaiteurs, la transmission volontaire du VIH et la mise en danger de la vie d’autrui.
L’affaire a démarré dans la nuit du 29 août 2026, vers 00 h 29. Des éléments de la Brigade de recherches, de retour d’une intervention, ont conduit au commissariat un individu faisant l’objet d’une dénonciation pour des faits présumés de harcèlement sexuel.
D’après les premiers éléments de la procédure, le plaignant aurait été contacté par le mis en cause après que celui-ci eut obtenu son numéro de téléphone en se présentant comme un client intéressé par ses services. Il lui aurait ensuite adressé des avances à caractère jugé indécent.
Lors de son audition, le suspect aurait reconnu les faits qui lui étaient reprochés. Son interrogatoire aurait également permis aux enquêteurs d’obtenir des renseignements sur plusieurs personnes présentées comme étant en relation avec lui.
Ces informations ont conduit les enquêteurs à poursuivre leurs investigations. Trois autres individus ont ainsi été interpellés puis conduits au commissariat pour les besoins de l’enquête.
Les policiers ont également procédé à l’exploitation des téléphones portables saisis. Selon la police, des conversations retrouvées sur WhatsApp et Messenger auraient permis d’établir l’existence d’échanges entre plusieurs personnes concernant leur vie privée et leurs relations intimes.
La procédure comporte également un volet sanitaire. Les résultats des examens sérologiques réalisés à la suite de réquisitions adressées au Centre de santé de Keur Massar auraient indiqué que deux des personnes mises en cause étaient porteuses du VIH.
Au terme des investigations, les quatre individus ont été placés en garde à vue. La police les a ensuite déférés au parquet pour association de malfaiteurs, harcèlement sexuel, acte contre nature, transmission volontaire du VIH et mise en danger de la vie d’autrui, sous réserve de l’appréciation de l’autorité judiciaire.
Le parquet devra désormais examiner les éléments versés au dossier et décider des suites judiciaires à donner à cette affaire.
La police indique, par ailleurs, poursuivre ses missions de prévention et de lutte contre la délinquance. Elle invite les citoyens disposant d’informations utiles à contacter gratuitement le 800 00 17 00.