À Freetown, Bassirou Diomaye Faye appelle à une CEDEAO « plus forte et plus proche des peuples »
THIEYSENEGAL.com : Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a lancé un plaidoyer en faveur d’une refondation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), à l’occasion du Sommet sur l’avenir de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest, tenu à Freetown.
Alors que l’organisation régionale célèbre son cinquantenaire, le chef de l’État sénégalais a estimé que la CEDEAO traverse une période charnière de son histoire. Entre la montée de l’insécurité, les crises politiques récurrentes, les fractures sociales et un contexte géopolitique mondial de plus en plus complexe, il a appelé les États membres à engager une nouvelle étape de l’intégration régionale.
Dans son discours, Bassirou Diomaye Faye a souligné que le temps des diagnostics est désormais révolu. Selon lui, les défis auxquels fait face l’Afrique de l’Ouest exigent des réponses concrètes et une volonté politique renforcée afin de redonner à l’organisation régionale toute sa capacité d’action.
Le président sénégalais a notamment insisté sur la portée de la Déclaration d’engagement en faveur du Pacte pour l’avenir de l’intégration régionale, estimant que ce texte doit se traduire par des actions mesurables. « Il ne peut s’agir d’une simple déclaration d’intention », a-t-il fait valoir, invitant les États membres à honorer les engagements pris en faveur d’une coopération régionale plus efficace.
Bassirou Diomaye Faye a également réaffirmé l’engagement du Sénégal à contribuer activement à cette dynamique de réforme. Fidèle à sa tradition de coopération africaine et à son attachement aux idéaux panafricains, Dakar entend participer aux initiatives visant à renforcer la paix, la sécurité, l’intégration économique et les perspectives offertes à la jeunesse ouest-africaine.
Fondée le 28 mai 1975 par le Traité de Lagos, la CEDEAO demeure un acteur majeur de l’intégration économique et politique en Afrique de l’Ouest. Cinquante ans après sa création, l’organisation est confrontée à la nécessité d’adapter sa gouvernance et son fonctionnement afin de répondre aux nouveaux défis qui pèsent sur la stabilité et le développement de la région.





