THIEYSENEGAL.com : Entendu par la Brigade de recherches de Faidherbe dans le dossier présumé de faux billets, Oumar Kane, alias Reug Reug, aurait livré sa version des faits. Selon L’Observateur, le lutteur reconnaît avoir transporté un carton jusqu’aux Maristes, mais affirme qu’il était fermé et qu’il ignorait ce qu’il contenait.
L’affaire des « billets noirs » impliquant le lutteur Oumar Kane, dit Reug Reug, entre dans une nouvelle phase. Après plusieurs jours de garde à vue à la Brigade de recherches de Faidherbe, le champion a été entendu sur son rôle présumé dans une opération portant sur des supports présentés comme des coupures de 100 dollars.
Le lutteur aurait expliqué aux enquêteurs qu’il avait reçu un carton fermé et scellé, avant de le transporter jusqu’à un appartement situé aux Maristes. Il aurait ensuite remis le colis à son oncle, Amadou Bamba Ndiaye. Reug Reug soutiendrait ne pas avoir eu connaissance de la nature exacte de son contenu.
Une opération préparée par infiltration
L’enquête aurait commencé plusieurs jours avant l’interpellation du lutteur. Les éléments de la Brigade de recherches auraient mis en place une opération d’infiltration en se présentant comme des personnes capables de traiter des « billets noirs », ces supports noircis qui sont présentés dans ce type de montage comme pouvant être transformés en véritables billets.
Les investigations auraient conduit les enquêteurs jusqu’à un appartement des Maristes, où des discussions ont eu lieu autour du traitement des billets et de la répartition éventuelle des bénéfices.
C’est dans ce contexte que Reug Reug aurait été confronté aux enquêteurs sur les raisons de sa présence dans les lieux et sur sa participation aux échanges.
Au cours de l’audition, les gendarmes auraient notamment cherché à savoir pourquoi le lutteur était resté dans l’appartement alors que les conversations portaient sur le traitement des supports monétaires.
Selon le récit publié dans la presse, les enquêteurs lui auraient également opposé les éléments recueillis pendant la surveillance de l’opération : déplacements, échanges entre les différents protagonistes et discussions sur les modalités financières de l’opération.
Reug Reug aurait alors expliqué qu’il était resté sur place à la demande de son oncle. « Il m’a dit de rester. Je suis resté. Je ne savais pas que c’était illégal », aurait-il déclaré.
L’affaire porte, selon les informations communiquées par plusieurs médias, sur une contrevaleur estimée à 830 millions de francs CFA en supports présentés comme des billets noirs. Reug Reug, son oncle Amadou Bamba Ndiaye et le saltigué Diégane Faye devaient être présentés au procureur financier le 28 septembre, notamment pour des faits présumés d’association de malfaiteurs, de contrefaçon de signes monétaires ayant cours légal et de blanchiment de capitaux.
La garde à vue de Reug Reug a par ailleurs pris fin, selon une information publiée le 28 septembre. Le dossier doit désormais suivre son cours judiciaire.