THIEYSENEGAL.com : L’exploitation technique de serveurs liés à deux plateformes pornographiques aurait permis aux enquêteurs de répertorier plus de 129 000 fichiers. Selon Libération, l’analyse de certaines métadonnées et les déplacements d’El Hadj Babacar Dioum figurent également parmi les pistes examinées dans cette affaire.
L’enquête visant le présumé cyberdélinquant « Kocc Barma » se poursuit sur le terrain numérique. Les investigations de la Division spéciale de cybersécurité (DSC) portent notamment sur l’analyse d’un important volume de fichiers récupérés sur des serveurs associés à deux sites pornographiques.
Les données évoquées dans cette affaire comprennent des milliers d’images et de vidéos. Leur exploitation technique doit permettre aux enquêteurs d’en déterminer la nature, d’examiner leur provenance et d’identifier d’éventuels liens avec les faits faisant l’objet de la procédure.
D’après les chiffres rapportés par le quotidien, les investigations concernent un total annoncé de 129 564 fichiers à caractère pornographique.
Le premier ensemble, associé au site babip0rno.com, compterait 71 218 fichiers, dont 55 452 images et 10 897 vidéos. Un second lot, attribué à boydakar.com, comprendrait 58 346 fichiers, parmi lesquels 49 865 images et 8 345 vidéos.
Ces chiffres témoignent de l’ampleur des données examinées. Leur portée judiciaire dépend toutefois de l’analyse du contenu, de l’identification de leur origine et de l’établissement de liens précis avec les faits reprochés au suspect.
Sept images comporteraient des coordonnées GPS
L’examen des métadonnées aurait également permis de repérer sept images associées au premier site et comportant des coordonnées GPS.
Ces informations géographiques pourraient constituer des éléments d’orientation pour les enquêteurs, notamment dans la reconstitution de certains lieux et dans la recherche d’éventuelles connexions entre plusieurs territoires.
La piste d’une activité transfrontalière dans la sous-région est évoquée dans les informations rapportées. Néanmoins, la présence de coordonnées GPS dans des fichiers ne suffit pas, à elle seule, à démontrer l’existence d’un réseau criminel organisé.
Des déplacements internationaux au centre des vérifications
Les déplacements d’El Hadj Babacar Dioum au Mali, en Éthiopie, en Guinée et en Côte d’Ivoire figureraient également parmi les éléments examinés par les enquêteurs.
L’objectif des vérifications serait notamment de déterminer si ces déplacements présentent des liens avec les autres éléments recueillis au cours de l’enquête. Les informations disponibles ne permettent cependant pas d’établir, à elles seules, une relation directe entre ces voyages et les activités présumées faisant l’objet de la procédure.
Des conclusions qui restent à établir
L’exploitation des supports numériques constitue un volet déterminant de cette affaire, compte tenu du volume de données évoqué et des pistes que leur analyse pourrait ouvrir.