THIEYSENEGAL.com : Le directeur de l’Automatisation des Fichiers (DAF), le commissaire de police principal Ibrahima Dieng, est revenu sur l’incident informatique qui avait affecté ses services en février dernier. S’il reconnaît l’existence d’une intrusion, il assure que les données personnelles des Sénégalais, notamment celles liées à l’identité et au fichier électoral, n’ont pas été compromises.
La cyberattaque présumée contre la Direction de l’Automatisation des Fichiers (DAF) refait surface dans le débat public. Plusieurs mois après l’incident qui avait entraîné la suspension temporaire de la production des cartes nationales d’identité, le directeur de la structure a apporté de nouvelles précisions sur l’état des fichiers administrés par ses services.
Le commissaire de police principal Ibrahima Dieng a reconnu qu’une intrusion avait bien été constatée dans le système informatique de la DAF. Le responsable écarte toutefois, selon ses déclarations, toute compromission des données personnelles des citoyens.
La DAF maintient sa version sur l’intégrité des fichiers
« Les données des Sénégalais n’ont pas été compromises », a notamment assuré le directeur de la DAF lors de son intervention.
Cette position rejoint la communication officielle faite par la structure au moment de l’incident. Le 5 février 2026, la DAF avait annoncé la suspension momentanée de la production des cartes nationales d’identité après avoir constaté un incident dans son système. Dans le même communiqué, Ibrahima Dieng avait assuré que l’intégrité des données personnelles était préservée et qu’une enquête avait été ouverte.
Cette interruption n’a toutefois pas duré dans le temps. La DAF a annoncé par la suite la reprise de la production des cartes nationales d’identité à partir du 1er avril 2026, avec un redémarrage progressif des opérations d’enrôlement dans plusieurs centres.
Le fichier électoral également évoqué
Dans ses nouvelles explications, le directeur de la DAF affirme que les données relatives aux cartes nationales d’identité sont restées intactes. Il en va de même, selon lui, pour le fichier électoral, présenté comme disponible et préservé après l’intrusion.
Cette précision intervient alors que la nature des données administrées par la DAF confère à l’incident une dimension particulièrement sensible. Les fichiers d’identité et les données électorales constituent en effet des infrastructures essentielles au fonctionnement de plusieurs services publics.
Une attaque reconnue, mais des conséquences contestées
Le principal élément mis en avant par Ibrahima Dieng est la distinction entre l’existence de l’intrusion et une éventuelle compromission des données.
La DAF avait officiellement reconnu un incident informatique en février, sans détailler publiquement, dans son premier communiqué, les circonstances techniques de l’événement. À cette période, des informations faisant état d’une cyberattaque avaient circulé dans plusieurs médias, tandis que les autorités maintenaient leur position sur l’intégrité des données.
Des interrogations avaient néanmoins persisté dans l’espace public concernant l’ampleur réelle de l’incident et la sécurité des informations détenues par l’administration.
La sécurité informatique renforcée
Après cet épisode, la DAF affirme avoir renforcé son dispositif de protection informatique. Pour son directeur, l’objectif est désormais de consolider les mécanismes de prévention, de surveillance et de réaction face aux éventuelles nouvelles attaques.
Ibrahima Dieng souligne toutefois qu’aucune infrastructure numérique ne peut être considérée comme totalement à l’abri d’une tentative d’intrusion. La stratégie repose donc, selon lui, sur un renforcement continu des dispositifs de sécurité.
La reprise de la production des cartes nationales d’identité en avril avait constitué une étape importante dans le retour à la normale des services de la DAF.
La protection des données reste au centre des préoccupations
Au-delà de la reprise des activités, l’épisode aura surtout remis au premier plan la question de la cybersécurité des infrastructures publiques sénégalaises.
Pour la DAF, le message demeure inchangé : une intrusion a bien été enregistrée, mais les données des Sénégalais seraient restées intactes, selon les assurances renouvelées par son directeur.
Ces déclarations interviennent alors que la protection des données personnelles constitue désormais un enjeu majeur pour les administrations, particulièrement à mesure que les services publics accélèrent leur transformation numérique.