Grand-Yoff : un employé interpellé pour un présumé détournement de 10 millions FCFA
SENTV : Le Commissariat d’arrondissement de Grand-Yoff a interpellé, mardi 22 septembre 2026, un employé soupçonné d’avoir soustrait de manière répétée des recettes appartenant à son employeur. Le préjudice, estimé par le commerçant plaignant, s’élèverait à environ 10 millions de francs CFA.
L’affaire a débuté le 21 septembre, à la suite d’une plainte déposée par un commerçant exerçant au marché de Grand-Yoff. Le plaignant, qui emploie plusieurs personnes dans son magasin, avait constaté depuis un certain temps des écarts récurrents dans les recettes enregistrées lors des bilans journaliers.
Les soupçons se sont ensuite portés sur l’un de ses employés, après les signalements d’un collègue. Pour en avoir le cœur net, le responsable a procédé à la vérification des images issues du dispositif de vidéosurveillance installé dans le commerce.
Les enregistrements auraient permis aux enquêteurs de constater que le suspect, après avoir encaissé l’argent provenant des ventes, aurait soustrait une partie des recettes avant de les placer dans ses poches, au lieu de les déposer dans le coffre du magasin.
Confronté aux images, il reconnaît les faits
Sur la base des éléments recueillis, les policiers ont procédé à l’interpellation du mis en cause le 22 septembre. Entendu dans le cadre d’un procès-verbal, celui-ci aurait reconnu les faits après avoir été confronté aux images de vidéosurveillance.
Pour expliquer ses agissements, il aurait évoqué des difficultés financières. Une partie des sommes détournées aurait notamment été dépensée dans des paris sportifs en ligne, tandis qu’une autre aurait été envoyée à des membres de sa famille vivant au village.
Le suspect conteste toutefois l’évaluation du préjudice avancée par son employeur. Alors que ce dernier l’estime à environ 10 millions de francs CFA, il aurait déclaré que le montant effectivement soustrait serait plutôt proche d’un million de francs CFA.
Selon ses déclarations rapportées dans le cadre de l’enquête, les soustractions auraient commencé avant le Magal de Touba 2026, alors qu’il travaillait depuis environ trois ans dans le commerce.
L’enquête de police doit permettre de déterminer avec précision le montant du préjudice et l’étendue des faits reprochés au mis en cause. La procédure devrait se poursuivre conformément aux suites judiciaires prévues par la loi.
Dans le cadre de ses missions de sécurité, la Police nationale rappelle par ailleurs qu’elle reste mobilisée et invite toute personne disposant d’informations utiles à contacter le 800 00 17 00.
