THIEYSENEGAL.com : Le mot d’ordre de grève de 48 heures lancé par le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES) a été largement suivi dans le département de Tivaouane, notamment à l’hôpital Mame Abdou Aziz Sy Dabakh.
Selon le représentant du SAMES dans le département, Dr Abdoul Aziz Ly, le mouvement a entraîné une interruption des consultations externes, des activités programmées au bloc opératoire ainsi que d’une partie des tâches administratives. Il a toutefois précisé que la prise en charge des urgences était maintenue.
Le directeur de l’hôpital Mame Abdou Aziz Sy Dabakh, Yoro Diagne, a également confirmé que le mouvement syndical avait affecté plusieurs activités de l’établissement, tout en assurant que les situations d’urgence continuaient d’être prises en charge.
Des revendications centrées sur le statut et les conditions de travail
Le SAMES inscrit cette mobilisation dans le cadre de sa plateforme revendicative. Le syndicat demande notamment la mise en place d’un statut particulier pour les médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes, ainsi qu’une amélioration des conditions de recrutement et des perspectives de carrière.
Le régime indemnitaire et la revalorisation des pensions de retraite figurent également parmi les principales revendications portées par l’organisation syndicale. Le SAMES réclame, en outre, une réforme de la formation médicale, pharmaceutique et odontologique, ainsi qu’un renforcement des infrastructures, des équipements et des ressources humaines.
Cette nouvelle mobilisation intervient après plusieurs démarches syndicales. En juillet 2026, le SAMES avait demandé la reprise des négociations avec le gouvernement et annoncé la poursuite de son plan d’action en l’absence d’avancées jugées suffisantes sur sa plateforme revendicative.
De son côté, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique avait réaffirmé, lors de la précédente grève de septembre, son ouverture au dialogue et indiqué avoir pris des dispositions pour assurer la continuité des soins.
À Tivaouane, le mouvement a ainsi perturbé le fonctionnement habituel de l’hôpital, sans interrompre la prise en charge des patients nécessitant des soins urgents.