THIEYSENEGAL.com : Le député Abdou Mbow a vivement critiqué la gestion parlementaire du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026. Après le renvoi du texte en commission à la demande du gouvernement, l’élu dénonce une démarche qu’il assimile à une mise en scène politique et affirme que son groupe parlementaire est tenu à l’écart des discussions engagées entre l’exécutif et Pastef.
Le débat autour de la loi de finances rectificative (LFR) 2026 prend une nouvelle tournure à l’Assemblée nationale. Abdou Mbow est monté au créneau pour contester la démarche du groupe parlementaire Pastef, dans un contexte marqué par le renvoi du projet de texte en commission, à la demande du gouvernement.
Le député n’a pas mâché ses mots. Qualifiant les derniers développements de « pièce de théâtre », il estime que la séquence actuelle prolonge les tensions apparues dès l’examen du projet de loi. Il rappelle que les députés de Pastef avaient rejeté le texte en commission avant que de nouvelles discussions ne soient évoquées.
Pour étayer son argumentaire, Abdou Mbow revient sur les difficultés financières mises en avant dans le cadre de la rectification budgétaire. Il évoque notamment des moins-values de recettes de 451 milliards de francs CFA et une baisse des recettes de 340 milliards de francs CFA.
L’élu de l’opposition considère ces chiffres comme le signe d’une défaillance dans la préparation du budget initial, que Pastef avait défendu et voté. Il a ainsi dénoncé ce qu’il qualifie d’« incompétence chronique » du camp au pouvoir.
Ces données, citées par le député pour soutenir ses critiques, s’inscrivent dans une controverse plus large sur les prévisions budgétaires et les ajustements proposés par le gouvernement. Leur interprétation demeure au cœur du débat politique autour de la LFR 2026.
L’autre point de friction concerne l’ouverture au dialogue annoncée par le groupe parlementaire Pastef. Abdou Mbow affirme que sa formation politique n’est associée ni aux négociations ni aux échanges engagés autour du texte budgétaire.
Il dénonce des « discussions de coulisses » et une « nébuleuse entre le Parlement et le gouvernement », laissant entendre que les tractations en cours se déroulent sans son groupe.
Selon sa lecture de la situation, la volonté affichée par Pastef de renouer le dialogue viserait à justifier sa position initiale après le rejet du projet en commission. Une interprétation qu’il présente comme la conséquence d’un changement de posture du groupe parlementaire.
Des accusations de « deals sur le dos des Sénégalais »
Abdou Mbow a également mis en cause la transparence des échanges en cours. Il accuse les acteurs impliqués de vouloir conclure des « deals sur le dos des Sénégalais », tout en dénonçant ce qu’il qualifie de « cinéma de mauvais goût ».
Ces déclarations illustrent les divergences politiques qui entourent l’examen de la LFR 2026. Alors que le gouvernement cherche à poursuivre la procédure parlementaire, les conditions du dialogue et les choix budgétaires restent au centre des affrontements entre les différents groupes de l’Assemblée nationale.