ONU : à New York, Diomaye Faye échange avec Guterres sur la paix, l’Afrique et les réformes internationales
THIEYSENEGAL.com : Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est entretenu jeudi 24 septembre à New York avec le secrétaire général des Nations unies, António Guterres. Cette rencontre intervient alors que le responsable onusien arrive au terme de son mandat à la tête de l’Organisation.
Au cours de l’entretien, le chef de l’État sénégalais a exprimé sa reconnaissance à António Guterres pour son action en faveur de la paix, de la sécurité et de la justice internationale au cours de près d’une décennie. De son côté, le secrétaire général de l’ONU a salué l’engagement du Sénégal et de son président en faveur du dialogue et du règlement pacifique des différends.
La présence de l’ONU au Sénégal évoquée
Les discussions ont également porté sur la coopération entre Dakar et les Nations unies. Les deux dirigeants ont notamment abordé la finalisation du regroupement d’une trentaine d’agences onusiennes présentes au Sénégal au sein de la Maison des Nations Unies de Diamniadio, un projet réalisé sur financement propre du Sénégal, selon la Présidence.
La prochaine Conférence des Nations unies sur l’eau figurait également au menu des échanges. Prévue du 2 au 4 décembre 2026 à Abu Dhabi, elle sera coorganisée par le Sénégal et les Émirats arabes unis. Dakar entend notamment faire de cette rencontre un cadre de mobilisation autour de l’accès à l’eau, de l’assainissement et du financement des investissements dans le secteur.
En sa qualité de président en exercice de la CEDEAO, Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé la volonté du Sénégal de poursuivre sa coopération avec les Nations unies sur les questions de paix et de sécurité dans la sous-région ouest-africaine. Cette position intervient dans un contexte régional marqué par d’importants défis sécuritaires et politiques.
António Guterres a, pour sa part, insisté sur la nécessité de s’attaquer à plusieurs déséquilibres du système international. Parmi les dossiers évoqués figurent notamment la représentation de l’Afrique au Conseil de sécurité des Nations unies, la réforme de l’architecture économique et financière internationale, les conditions d’accès à la dette et aux financements concessionnels ainsi que les enjeux liés aux injustices climatiques.