THIEYSENEGAL.com : Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est exprimé ce jeudi 24 septembre 2026 à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York. À l’occasion de cette 81e session, le chef de l’État sénégalais a placé son intervention sous le signe de la défense du multilatéralisme, du respect du droit international et d’une réforme de la gouvernance mondiale.
Cette prise de parole intervient dans un contexte international marqué par la persistance de plusieurs foyers de tension et par les débats sur l’efficacité des institutions multilatérales. La semaine de haut niveau de l’Assemblée générale se déroule cette année autour du thème « Rétablir la confiance, gérer la transformation : des Nations Unies au service de tous ».
Dans son intervention, Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé l’attachement du Sénégal à un système international reposant sur le droit, le dialogue et la coopération entre États. Cette position s’inscrit dans le discours diplomatique défendu par Dakar depuis le début de la semaine à New York.
En sa qualité de président en exercice de la CEDEAO, le chef de l’État avait déjà appelé, mardi, à un « multilatéralisme rénové », notamment sur les questions liées au financement du développement, à la transition numérique et à la paix.
Gaza et le Sahel parmi les préoccupations
Les crises sécuritaires et les conflits internationaux occupent également une place importante dans le plaidoyer sénégalais. Le président Faye a notamment défendu la nécessité de privilégier les solutions politiques et le règlement pacifique des différends.
La situation au Sahel constitue un autre dossier majeur. Lors de ses rencontres à New York, le chef de l’État a abordé les enjeux de paix et de sécurité avec plusieurs dirigeants, notamment autour de la lutte contre le terrorisme et du renforcement de la coopération entre les États africains et les Nations unies.
La réforme du Conseil de sécurité remise au premier plan
Le président sénégalais a également insisté sur la nécessité de faire évoluer le fonctionnement des institutions internationales, particulièrement le Conseil de sécurité. Pour Dakar, la représentation actuelle ne correspond plus suffisamment aux équilibres géopolitiques contemporains et à la place prise par l’Afrique dans les affaires internationales.
Cette revendication s’inscrit dans la position portée de longue date par l’Union africaine, qui réclame une meilleure représentation du continent africain au sein du Conseil de sécurité.
Autre dossier évoqué : l’architecture financière internationale. Le Sénégal défend une réforme susceptible de donner davantage de marges de manœuvre aux pays africains confrontés à des besoins importants de financement du développement.
Cette question occupe une place croissante dans l’agenda diplomatique de Dakar. À New York, le chef de l’État a notamment réaffirmé son intérêt pour une gouvernance économique et financière internationale davantage adaptée aux réalités des pays du Sud.
Au-delà des déclarations diplomatiques, le Sénégal met en avant plusieurs initiatives nationales et internationales. Le pays poursuit notamment son positionnement au sein du système multilatéral et entend renforcer sa présence dans les instances internationales.
Le président Faye a aussi rappelé l’importance accordée par le Sénégal à l’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026. La compétition doit se tenir du 31 octobre au 13 novembre et constituera une première olympique pour le continent africain.
À New York, le chef de l’État sénégalais a ainsi voulu inscrire le discours de Dakar dans une ligne diplomatique articulée autour du dialogue, du droit international et de la coopération. Une orientation résumée par cette formule : « Des ponts plutôt que des murs, le dialogue plutôt que la confrontation, le droit plutôt que la force. »
Cette intervention intervient au terme d’une semaine particulièrement dense pour Bassirou Diomaye Faye à New York, marquée par plusieurs entretiens bilatéraux avec des dirigeants étrangers et des échanges consacrés aux questions de paix, de sécurité et de gouvernance internationale.