THIEYSENEGAL.com : Une opération menée par le commissariat d’arrondissement de Grand-Yoff a conduit à l’interpellation de dix personnes, le 6 septembre 2026. Les policiers enquêtaient sur un établissement soupçonné d’abriter des activités de prostitution et plusieurs autres pratiques présumées illicites.
Les investigations avaient débuté à la suite de renseignements faisant état d’une activité suspecte au sein d’un débit de boissons de Grand-Yoff. L’établissement était également régulièrement associé à des scènes de rixes, selon les éléments recueillis par les enquêteurs.
Après plusieurs recoupements effectués discrètement, les policiers ont décidé de passer à l’action. L’intervention a été déclenchée aux environs de 21 h 30, le 6 septembre.
À leur arrivée, les agents ont découvert des clients consommant de l’alcool au rez-de-chaussée. La situation était différente à l’étage : sept chambres closes auraient été utilisées pour des rencontres tarifées. Des femmes y ont été surprises alors qu’elles se livraient, selon la police, à des actes de prostitution.
Une tarification établie à 5 000 FCFA
Les premiers éléments de l’enquête font état d’un système de rémunération bien défini. Les gérants auraient demandé 5 000 FCFA par prestation, limitée à une durée maximale d’une heure.
Sur cette somme, les femmes concernées auraient perçu 3 000 FCFA, le reliquat revenant aux responsables de l’établissement.
Les policiers ont également constaté que l’activité exercée sur place ne correspondrait pas à l’objet de l’autorisation administrative initialement délivrée pour l’exploitation du débit de boissons.
Au terme de la descente, les enquêteurs ont saisi 233 000 FCFA, présentés comme les recettes de la soirée provenant des activités visées par l’enquête. L’argent a été placé sous scellés.
Les contrôles d’identité ont par ailleurs révélé que plusieurs des femmes interpellées, pour la plupart présentées comme étant de nationalité étrangère, seraient en situation irrégulière.
Autre constat relevé par les policiers : les personnes concernées n’étaient pas inscrites au fichier sanitaire et social du ministère de la Santé.
Les enquêteurs ont également découvert des centaines de préservatifs et des mouchoirs dans certains sacs à main. Ces éléments ont été récupérés et placés sous scellés pour les besoins de la procédure.
Dix personnes placées en garde à vue
À l’issue de l’opération, les dix personnes interpellées ont été placées en garde à vue.
Les faits visés comprennent notamment la violation des conditions d’exploitation d’un débit de boissons, le proxénétisme, l’incitation à la débauche, le défaut d’inscription au fichier sanitaire et social, le séjour irrégulier ainsi que la mise en danger de la vie d’autrui.
L’enquête se poursuit afin de déterminer les responsabilités individuelles et de faire toute la lumière sur le fonctionnement de l’établissement.
La Police nationale réaffirme sa mobilisation contre les activités susceptibles de porter atteinte à l’ordre public et invite les citoyens disposant d’informations utiles à contacter le 800 00 17 00.