THIEYSENEGAL.com : Le bras de fer entre le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES) et les autorités sanitaires se durcit. Réuni en session extraordinaire le jeudi 10 septembre 2026, le Bureau exécutif national (BEN) du syndicat a décidé d’intensifier la mobilisation après le mouvement observé les 8 et 9 septembre.
Dans un communiqué signé par le secrétaire général national, Dr Diabèle Dramé, le SAMES qualifie la précédente mobilisation de « massive et exemplaire ». Le syndicat salue notamment la forte participation des praticiens et estime que cette mobilisation traduit l’unité de ses membres autour des revendications portées par l’organisation.
Le dialogue avec l’État au cœur du conflit
Pour le BEN du SAMES, la situation reste cependant bloquée. Le syndicat dénonce ce qu’il qualifie de « silence coupable de l’État du Sénégal » et affirme n’avoir enregistré « aucun engagement vérifiable » ni véritable ouverture en faveur d’un dialogue avec les autorités.
Cette absence d’avancées, selon le syndicat, constitue un facteur supplémentaire de tension dans un secteur sanitaire déjà confronté à de nombreuses difficultés. Le SAMES estime que l’attitude des pouvoirs publics traduit un manque de considération à l’égard des professionnels de santé et justifie la poursuite de la mobilisation.
Après le débrayage de 48 heures des 8 et 9 septembre, le syndicat a donc décidé de franchir un nouveau cap.
Deux nouvelles journées de grève annoncées
Le SAMES a décrété une grève totale de 48 heures sur l’ensemble du territoire national, les mercredi 16 et jeudi 17 septembre 2026.
Le mot d’ordre concerne les médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes affiliés au syndicat. Comme lors des précédentes mobilisations, le respect strict des urgences est prévu afin d’assurer la continuité des prises en charge indispensables.
Cette nouvelle étape pourrait accentuer les perturbations dans les structures sanitaires publiques, notamment pour les consultations, les actes programmés et certaines activités non urgentes.
Une crise sociale qui s’installe
Avec cette nouvelle mobilisation, le SAMES entend maintenir la pression sur les autorités et obtenir des réponses concrètes à ses revendications. Le syndicat affirme rester déterminé à poursuivre son combat tant qu’aucune avancée jugée satisfaisante n’aura été enregistrée.
« Le SAMES est déterminé. Le SAMES est uni. Le SAMES ne cédera pas », conclut le communiqué du BEN.
Le gouvernement devra désormais se positionner face à cette nouvelle échéance syndicale, alors que la répétition des mouvements de grève fait peser un risque supplémentaire sur le fonctionnement normal du système de santé.