Guédiawaye : deux suspects arrêtés après une opération à Gadaye, une enquête en cours sur de graves chefs d’accusation
THIEYSENEGAL.com : Le Commissariat central de Guédiawaye a annoncé l’interpellation de deux individus dans le cadre d’une enquête portant sur des faits présumés d’association de malfaiteurs, d’actes contre nature, de transmission volontaire du VIH et de mise en danger de la vie d’autrui. Cette opération fait suite à des renseignements signalant des rencontres nocturnes suspectes sur les plages situées entre Gadaye et Malika.
Selon les informations communiquées par la Police nationale, les forces de l’ordre ont mené une descente sur la plage de Gadaye au cours de la nuit. Les agents y ont repéré deux individus installés côte à côte. Interrogés sur les raisons de leur présence à une heure aussi tardive, les intéressés ont expliqué qu’ils étaient venus se baigner. Une fouille de sécurité effectuée sur l’un d’eux a permis la découverte d’un préservatif.
Les deux hommes ont ensuite été conduits au Commissariat central de Guédiawaye pour les besoins de l’enquête. Au cours des auditions, ils auraient reconnu leur homosexualité, selon la police. Avec leur autorisation, les enquêteurs ont procédé à l’exploitation de leurs téléphones portables.
Les vérifications effectuées sur l’un des appareils ont permis de découvrir plusieurs échanges de messages à caractère sexuel via l’application Messenger avec différents correspondants. Entendu par les enquêteurs, son propriétaire a indiqué avoir entretenu des relations sexuelles avec deux de ces interlocuteurs, tout en affirmant ne pas connaître leur identité complète ni leur lieu de résidence. En revanche, l’exploitation du téléphone du second suspect n’aurait révélé aucun élément jugé incriminant.
Dans le cadre de la procédure, des réquisitions médicales ont été délivrées. D’après les résultats, l’un des deux mis en cause a été testé positif au VIH. Lors de son audition, il a déclaré n’avoir jamais effectué de dépistage auparavant, précise la police.
L’enquête se poursuit afin d’établir les circonstances exactes des faits et de déterminer si les infractions visées, notamment la transmission volontaire du VIH et la mise en danger de la vie d’autrui, peuvent être caractérisées sur la base des éléments recueillis.
La Police nationale rappelle qu’une interpellation ne vaut pas condamnation et que les personnes concernées bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à une décision définitive de la justice. Elle invite par ailleurs les citoyens à collaborer avec les services de sécurité en signalant tout fait utile via le numéro vert gratuit 800 00 17 00.