Keur Massar : une enquête judiciaire menée après un différend sentimental conduit à la garde à vue de deux femmes
THIEYSENEGAL.com : Une enquête de la Brigade de recherches (BR) de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar a conduit au placement en garde à vue de deux femmes dans le cadre d’une procédure portant notamment sur des faits présumés d’association de malfaiteurs, d’actes contre nature, ainsi que d’injures et de menaces commises par le biais d’un système informatique.
Selon les éléments recueillis par les enquêteurs, l’affaire serait née d’un conflit sentimental entre Mame Diarra Fall, 23 ans, et Fatou Mar, 31 ans. La première aurait mis fin à leur relation avant d’entamer une nouvelle liaison, une séparation qui aurait provoqué de vives tensions entre les deux femmes.
Les investigations révèlent qu’une altercation se serait produite au domicile de l’employeuse de Mame Diarra Fall. Cette dernière affirme y avoir été agressée par son ancienne partenaire, accompagnée de plusieurs individus. Témoins des faits, les circonstances de cet incident ont conduit la propriétaire des lieux, identifiée sous les initiales A. M. Diop, à recueillir les explications de son employée avant de saisir la Brigade de recherches de Keur Massar d’une plainte.
Au cours de son audition, Mame Diarra Fall a reconnu avoir entretenu une relation amoureuse avec Fatou Mar pendant plus d’une année. Elle soutient que les faits dénoncés seraient motivés par la jalousie de son ancienne compagne après le début d’une nouvelle relation.
Interpellée à Rufisque puis entendue par les enquêteurs, Fatou Mar aurait confirmé l’existence de cette relation. D’après les procès-verbaux d’audition, elle aurait également déclaré appartenir, depuis 2022, à un présumé réseau regroupant plusieurs femmes entre Dakar et Thiès. Les enquêteurs indiquent qu’elle aurait cité plusieurs personnes, dont une personnalité connue sur les réseaux sociaux. À ce stade, aucune identité n’a été communiquée par les autorités et ces déclarations demeurent en cours de vérification.
Informé de l’évolution du dossier, le procureur près le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye a ordonné le placement en garde à vue des deux mises en cause. Leurs téléphones portables ont été saisis et font actuellement l’objet d’expertises techniques destinées à exploiter d’éventuels éléments de preuve.
Les investigations se poursuivent afin de vérifier les déclarations recueillies, de déterminer l’existence ou non du réseau évoqué et d’identifier d’éventuelles autres personnes impliquées. À ce stade de la procédure, les faits reprochés restent à l’état d’allégations. Les personnes concernées bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à une éventuelle décision de justice définitive.