THIEYSENEGAL.com : Après plus de sept mois de campagne de commercialisation, le marché de l’oignon s’ouvre de nouveau aux importateurs. La reprise des opérations reste toutefois encadrée par des quotas, conformément aux mesures arrêtées par les autorités en concertation avec l’Agence de régulation des marchés (ARM) et l’Interprofession Oignon du Sénégal (IPOS).
Le gel des importations d’oignon arrive à son terme. Ce lundi 31 août 2026 marque la fin officielle de la campagne de commercialisation lancée le 16 janvier dernier. Avec cette échéance, les opérateurs peuvent de nouveau solliciter des autorisations d’importation, mais dans un dispositif strictement encadré.
Le ministère de l’Industrie et du Commerce précise que les autorisations sont soumises à quota et restent valables jusqu’au 31 décembre 2026. Cette mesure vise à réguler l’arrivée des produits importés tout en préservant les intérêts de la production nationale.
Une réouverture après le gel des importations
La suspension des importations d’oignon et de pomme de terre avait été décidée afin de favoriser l’écoulement des productions locales issues de la campagne agricole 2025-2026.
Pour l’oignon, la production nationale devait notamment bénéficier de la période de gel des importations, alors que les autorités annonçaient une campagne agricole particulièrement favorable.
Cette situation a cependant créé des difficultés pour certains producteurs, confrontés à une offre importante et à des problèmes d’écoulement. À Bakel notamment, des maraîchers ont fait état de risques de pertes et de ventes à des prix jugés insuffisants.
Le prix du sac de 25 kg fixé à 9 000 FCFA
La question du prix reste également au centre des préoccupations de la filière. Le 27 juillet 2026, l’Agence de régulation des marchés avait fixé à 9 000 FCFA le sac d’oignon de 25 kilogrammes, soit 360 FCFA le kilogramme.
Cette décision avait suscité des réactions chez certains producteurs, qui estimaient ce niveau de prix insuffisant au regard de leurs charges de production. Des producteurs avaient notamment annoncé leur intention de contester ce plafond.
ARM et IPOS associés au dispositif
La reprise des importations intervient en concertation avec l’ARM et l’IPOS, deux acteurs importants dans le suivi et la régulation de la filière.
L’enjeu est désormais de trouver un équilibre entre plusieurs impératifs : permettre aux producteurs nationaux d’écouler leurs récoltes dans de bonnes conditions, éviter une pénurie sur le marché et maintenir des prix accessibles pour les consommateurs.
Le système de quotas doit ainsi permettre de contrôler les volumes introduits sur le territoire après la fin de la période de gel.
Une reprise sous surveillance
La réouverture ne signifie donc pas un retour à des importations sans restriction. Les opérateurs devront respecter les conditions fixées par les autorités, avec des autorisations encadrées jusqu’au 31 décembre 2026.
Pour les acteurs de la filière, la prochaine étape consistera à surveiller l’évolution des stocks, des prix et de l’approvisionnement afin d’éviter que la reprise des importations ne fragilise davantage les producteurs locaux, tout en garantissant la disponibilité de l’oignon sur les marchés sénégalais.